Volume 22, Issue 4 p. 902-919
Original Article

Not a German past to be reckoned with: negotiating migrant subjectivities between Vergangenheitsbewältigung and the nationalization of history

First published: 13 October 2016
Citations: 8

Abstract

en

In discussing the public commemoration of the Armenian genocide and the case of a Turkish refugee-turned-memory-activist in Germany, this article focuses on migrants as they mediate political concerns by reference to the German discourse and practice of Vergangenheitsbewältigung (confronting the past). Such engagements shed light on the intersection of a performative and inclusionary dimension of citizenship inscribed in the figure of the repentant perpetrator and the continuous re-ethnicization of subjects by reference to particular nationalized histories. The analysis thus reveals the ‘memorial’ contour of a normative German citizen-subject, one that is self-reflexive vis-à-vis his or her national past. The article charts how the politics of history and citizenship thus play out at the level of subjectivity, implicating registers of affect and aesthetics that are not captured by the more commonly employed framework of ‘memory’, which falls short of analytical import precisely because it lacks a theory of the subject.

Abstract

fr

Un passé qui ne passe pas en Allemagne : négociation des subjectivités des migrants, entre Vergangenheitsbewältigung et nationalisation de l'Histoire

Résumé

Abordant la commémoration publique du génocide arménien et le cas d'un réfugié turc devenu activiste de la mémoire en Allemagne, le présent article se concentre sur la manière dont les migrants médient les questions politiques en faisant référence au discours et à la pratique de la Vergangenheitsbewältigung (confrontation au passé) en Allemagne. Ces engagements éclairent l'intersection d'une dimension performative et inclusive de la citoyenneté, manifestée par la figure du criminel repenti, et de la réethnicisation permanente des sujets en référence à des histoires nationalisées particulières. L'analyse révèle ainsi le contour « mémoriel » d'un citoyen-sujet allemand standard qui réfléchit à son passé national. L'article explore la manière dont la politique de l'histoire et de la citoyenneté se joue ainsi au niveau de la subjectivité, impliquant des registres affectifs et esthétiques dont ne rend pas compte le cadre plus largement employé de « la mémoire », qui manque de pertinence analytique justement parce qu'il lui manque une théorie du sujet.